Extrait
Partout, en effet, se retrouve un clivage insurmontable entre ceux qui mettent l’accent sur le déclin comme élément essentiel et ceux qui insistent, à l’inverse, sur la sérénité enfin atteinte, ou devenue accessible. Les premiers vilipendent dans la vieillesse les maux qui prolifèrent, les incapacités qui s’accroissent, la fin qui s’annonce. Les seconds célèbrent en elle la liberté atteinte, la sagesse acquise, la distance conquise envers les frénésies du monde. La question n’est pas de trouver qui a tort et qui a raison, souligne Bertrand Quentin, mais plutôt de comprendre combien ces regards opposés témoignent d’une réalité par elle-même toujours diverse et ambiguë.
« Philosophie de la vieillesse », de Bertrand Quentin, éditions Kimé, « Philosophie en cours », 346 p., 28€
voir le (bel) article du MONDE « Loin d’être un “naufrage” inévitable, la vieillesse, selon Bertrand Quentin, serait avant tout « le révélateur des tempéraments individuels »
CHRONIQUE de Roger-Pol Droit à propos de « Philosophie de la vieillesse », de Bertrand Quentin.
Mise en ligne du 9 mai 2026 (journée de l'EUROPE) - contact -