Des articles
Un droit à mourir à la française
Après plusieurs années de consultations citoyennes, de navettes parlementaires et de débats parfois vifs, la France est sur le point de se doter d’un droit à mourir. La loi dessine un modèle français de la fin de vie fondé sur un compromis entre autonomie des patients, responsabilité médicale et développement des soins palliatifs. (témoignage chrétien – juillet 2026)
Dans le journal LE MONDE
Mon opinion personnelle
Comme le droit à l’avortement et le divorce (excusez la comparaison), ce « droit à quitter cette terre » n’oblige personne ! alors pourquoi l’interdire ? de toutes façons, les personnes qui veulent VRAIMENT se suicider y réussiront toujours. De plus, cela n’enlève rien à ses opposants. Alors pourquoi tant d’opposition ? Ces mêmes personnes qui « militent contre le suicide assisté » vont-elles voir les personnes seules ? âgées ? en déprime ? je connais une belle-fille de 50 ans, qui, en plus de 20 ans, n’a jamais téléphoné à sa belle mère. Elle n’accuse pas non plus réception des lettres ou petits cadeaux que cette (affreux ?) belle-mère lui envoie ! alors « cherchez l’erreur » ??? Cette personne se définit comme « catholique pratiquante » …
SENIORS en fin de vie
J’ai 82 ans (octobre 2026, car née en 1944) … pour le moment en assez bonne santé … mais je note quelques soucis. Je ne veux absolument pas « végéter comme un légume » si je ne peux plus ni communiquer, ni me laver, ni manger seule et encore moins aller aux toilettes. J’ai rencontré récemment (2023) à Nantes où j’ai choisi d’habiter dans une RSS une femme connue à La Défense : Marie Françoise Z. Avec une maladie Alzheimer très avancée, elle n’a aucune réaction : ne peut pas manger seule, un regard vide … Je ne lui souhaite rien, mais pour ma part, je refuse ABSOLUMENT ce statut.
J’ai déjà parlé de cela avec des personnes de plus de 75 ans, la plupart veulent échapper à cette déchéance, mais bien peu sont réalistes quand aux modalités. Elles aimeraient mourir mais « en douceur » … dans leur sommeil (comme mon cousin Jean-Michel C, une apnée du sommeil à 75 ans, il avait oublié de mettre son appareil ….) Or, non, cela arrive rarement ! J’ai étudié diverses solutions et je suis prête !
Se laisser glisser ?
J’observe mes co-resident.E.s depuis plus de 5 ans. J’ai remarqué que certains hommes (comme mon grand père paternel) cessent de s’alimenter et donc partent tout doucement. Un cas très précis, en 2025, d’un homme qui refusait de manger. Ses deux filles voulaient l’en obliger, et j’ai même entendu l’une d’elles dire « on va le faire mettre à l’hôpital et on l’obligera à manger » …
L’exemple de ma mère
A 96 ans, en février 2015, pour son anniversaire, je lui ai dit : « en route pour les 100 ans ? » elle m’a répondu « non, je ne crois pas » = cela voulait dire qu’elle se sentait partir …