Auto-stop

Une femme senior de 89 ans fait du stop avec son petit fils (Bretagne) voir le site – Juillet 2022

J’ai fait de la moto-stop en Inde (Bengalore)

J’ai fait de l’auto-stop depuis ma majorité (à l’époque = 21 ans) et en 1968, j’ai sillonné l’Espagne, seule, de cette façon. Sans jamais avoir de souci car j’étais prudente et intuitivement, j’avais intégré quelques règle de bon sens.

Les voici :

  • avoir un habillement sobre, si possible un maillot de bains une pièce sous le pantalon et un tee shirt avec au moins des manches
  • garder ma carte d’identité et ma CB dans le soutien gorge (au cas où …)
  • n’avoir que peu de bagages, avec moi DANS la voiture, jamais dans le coffre
  • connaitre l’itinéraire
  • demander un court parcours
  • mémoriser tout de suite la plaque minéralogique

En France, il m’arrive d’en faire pour de très courtes distances … cela marche mieux quand il pleut ! Pour le parcours, j’ai un tableau effaçable avec d’un côté la destination finale et de l’autre une ville sur le trajet. Je marche toujours et je m’arrête quelques minutes dans des endroits stratégiques, par exemple dans une station service et je propose de participer aux frais d’essence.

INDE (2018-2019) à 74 ans

Quand je suis arrivée en Inde, à Bangalore – 3° ville du pays et équivalent de la Silicon Valley (comme « mamie au pair » en aout 2018), j’ai vu que la circulation était affolante = un embouteillage permanent. J’ai trouvé sur un rapport officiel que la moyenne était de 13 km/heure !

J’ai aussi remarqué assez vite qu’il y avait beaucoup de motos qui, elles, pouvaient se faufiler plus rapidement (il parait qu’à Paris, 50% des avocats circulent aussi à moto, sans parler de Rome !!!). J’ai trouvé une société RAPIDO, qui faisait taxi uniquement avec des motos et j’y ai fait appel souvent.

Mais en fait, le déclic a été un jour que je rentrais pour mon travail vers 17h, en « TukTuk » petit taxi à 3 roues qu’on trouve partout en Asie. Même lui était bloqué et j’étais près de mon logement. Je connaissais déjà bien le trajet pour l’avoir fait plusieurs fois. Et j’avais repéré sur la gauche un tronçon qui pouvait laisser passer des deux roues. J’ai abandonné mon TukTuk en le payant largement, puis j’ai avisé un homme (sans sac à dos pour que je puisse m’accrocher à lui) et je lui ai demandé de « m’avancer un peu » vers ma résidence. J’ai ajouté : « je connais un endroit qui vous fera gagner du temps » …

Par la suite, quand je n’avais pas le temps de commander par RAPIDO (un UBER par moto !), et que je connaissais bien mon trajet, j’ai souvent fait appel à ces conducteurs de moto. J’avais un casque car, dès le début de mon séjour, je me suis achetée un vélo pliant, mais je ne l’ai pas beaucoup utilisé. La ville est assez plate (sur un plateau à 900 m d’altitude qui lui donne un climat relativement tempéré pour la latitude – près de l’Equateur) mais il y a quand même quelques côtes où je peinais en pédalant.

Je laissais toujours mes coordonnées et je proposais de payer un thé, ce qu’on me refusait.

Cet épisode n’est pas le seul événement de ma vie d’aventures …

Mise à jour 29 juillet 2022